Le Grimpereau des jardins

Chaque mois, Michel Brugière vous propose un article dédié aux oiseaux de notre commune.  

 

 

Grimpereau des jardins

C’est avec ce petit passereau que nous commencerons l’année 2026.
Une rencontre fortuite, alors que je promenais mon téléobjectif dans un bois proche de mon domicile lors de la dernière journée de 2025. Issu de la parcellisation d’un grand domaine arboré, ce bois héberge des arbres qui ont probablement plus d’un siècle. C’est le milieu idéal pour rencontrer le Grimpereau des jardins, mais il faut être attentif car, même s’il se laisse approcher à quelques mètres, il n’est pas plus gros qu’une souris et arbore la couleur de l’écorce.

 

Ordre : Passériformes
Famille : Certhiidae

 

 

 
Description
  • Longueur : 12 à 14 cm

  • Envergure : 13 à 15 cm, ailes déployées

  • Poids : 8 à 12 g

  • Longévité : 6 à 8 ans à l’état sauvage

 

Son chant

 

Habitat et mode de vie

La famille des Certhiidae regroupe des oiseaux forestiers sédentaires, très adaptés à la vie sur les troncs et les branches des arbres.
Ils s’y déplacent de bas en haut par petits bonds, en s’agrippant à l’écorce grâce à leurs ongles acérés, et utilisent leur queue comme appui lorsqu’ils sont à l’arrêt.

Leur plumage est très cryptique, extrêmement homochrome avec l’écorce, ce qui leur assure un camouflage efficace.
Il n’existe pas de dimorphisme sexuel.

Leur long bec recourbé leur sert à la recherche de nourriture : ils inspectent minutieusement, à l’œil et au bec, les anfractuosités, crevasses et autres interstices de l’écorce où peuvent se dissimuler leurs proies, principalement des invertébrés et leurs formes de résistance.
Ils explorent également mousses, lichens et autres épiphytes des végétaux ligneux.

Ce sont des oiseaux monogames, avec un partage des tâches au sein du couple.

  

 
Nidification

Cavernicoles, ils nichent dans des endroits confinés des troncs et des branches :

  • sous une écorce décollée sur du bois mort,

  • dans une fente issue d’une cassure,

  • dans une ancienne loge de petit pic,

  • sous des épiphytes comme le lierre,

  • parfois dans un amas de branchages,

  • occasionnellement dans un nichoir.

Sur le terrain, la voix reste le meilleur critère d’identification (voir chant).

Leur habitude caractéristique est d’inspecter les arbres de bas en haut, du tronc jusqu’aux rameaux.
Ils ne descendent pas la tête en bas, contrairement à la sittelle torchepot, par exemple.

 

 

Reproduction

Les couples se forment en hiver. À cette période, les poursuites territoriales facilitent leur observation.
La première ponte a lieu en avril. Les deux parents participent à l’incubation des 5 à 6 œufs pendant une quinzaine de jours, puis au nourrissage des jeunes, qui s’envolent environ deux semaines plus tard.
Il y a une à deux couvées par an.

 

 
Statut et protection

Le Grimpereau des jardins n’est pas une espèce menacée à l’échelle mondiale.
Il reste cependant vulnérable face à la dégradation de son habitat naturel.

Totalement sédentaire, il est présent toute l’année sur l’ensemble du territoire français.

  • Espèce intégralement protégée
    (arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection)

  • Espèce inscrite à la Directive européenne Oiseaux 79/409/CEE

  • Population en augmentation

 

 
 
Et pour consulter les anciens articles :

 

Le rouge-gorge familier
Le pic épeiche
La troglodyte mignon
La Bouscarle de Cetti
L'alouette
Le pic noir
Le geai des chênes
La fauvette à tête noire
Le grosbec casse-noyaux
Le coucou gris
La chouette hulotte
Le loriot d'Europe
Le rossignol philomèle
La bergéronnette printanière
Le Martin Pêcheur d’Europe
L'hirondelle
La sittelle

 

 

Michel Brugière est né dans un petit village de Touraine au bord de la Loire. Photographe amateur passionné par l’ornithologie depuis son plus jeune âge, retraité depuis 2003, il se consacre pleinement à la photographie de cet univers.

Sa passion naît très jeune : dès l'âge de 14 ans, avec un jouet en bois de sa propre invention imitant un appareil photo "clic clac", il prenait virtuellement en photo les animaux de la ferme de ses parents à Savigny-en-Véron, en Touraine.

Dès lors, il commence à économiser pendant sa formation d'apprenti maréchal-ferrant pour s'acheter son premier appareil photo, un véritable appareil bien loin du jouet en bois !

Le temps passe et sa passion se renforce. Il devient pompier professionnel à Rambouillet; la photographie animalière devient alors pour lui une respiration, un moment pour changer d’air, se ressourcer, et s’imprégner des couleurs et des odeurs du monde vivant.

 

 

"J'adore les milieux sauvages, marais, roselières, forêts, sentiers isolés et parfois les pelouses calcicoles pour photographier quelques orchidées et autres fleurs sauvages. Mon souhait, à travers mes prises de vues, est de partager l'existence des animaux, de souligner la beauté des plumages et de saisir l'instant d'une posture. Ma passion va bien au-delà d'un simple amusement aujourd'hui.

Je pourrais vous en parler pendant des heures, de mes souvenirs de prises de vues et de mes attentes interminables pour capturer l'image parfaite.

Des anecdotes, j'en ai plein ma besace : du martin-pêcheur au tétras lyre, en passant par le guêpier d'Europe et bien d'autres ; des levers à l'aube aux longues heures d'attente, des émotions extraordinaires...

 

Aujourd'hui, pris dans les filets de ma curiosité et de la beauté, je continue d'arpenter les chemins d'Eure-et-Loir et d'autres coins de France et vous propose de voyager avec moi à travers ces chroniques"